Pourquoi végane ?

Pourquoi végane ?

De plus en plus d’individus adoptent le véganisme non seulement comme une pratique de respect et de protection que nous devons aux plus innocents et aux plus vulnérables, mais aussi comme la solution aux nombreux problèmes auxquels nous sommes confrontés en tant qu’individu et en tant que société : de la crise sanitaire croissante, à l’urgence environnementale que nous connaissons déjà, et à la question de l’escalade de la violence, qui nous font tous vivre une certaine crainte pour notre avenir.

Lorsque nous nous familiarisons avec les nombreuses raisons convaincantes de devenir végane, nous réalisons qu’une partie de nous-mêmes détient déjà la réponse : notre conscience.

Nous ne connaissons peut-être pas tous les détails de l’exploitation animale, mais nous savons que des individus sensibles doivent souffrir et mourir pour devenir les produits que nous choisissons de consommer.

Nous ne connaissons peut-être pas tous les faits qui donnent à réfléchir sur l’impact de l’agriculture animale sur l’environnement, la faim dans le monde et la santé humaine, mais nous savons que les actions humaines détruisent la planète, que beaucoup de ses habitants ont faim et qu’il existe un lien direct entre l’alimentation et la santé.

Nous ne connaissons peut-être pas tous les détails pratiques du véganisme, mais nous connaissons la vérité fondamentale (et nous vivons déjà selon ce principe) selon laquelle le mal pour le plaisir n’est pas un « choix personnel », mais un abus de pouvoir, et que le refus d’imposer la misère et la mort, pour un gout, une babiole ou un plaisir, n’est pas un sacrifice, mais le plus fondamental des actes de décence humaine.

La plupart d’entre nous sont d’accord intellectuellement pour dire qu’il est injustifié d’infliger un préjudice pour le plaisir ou la commodité, que les victimes soient humaines ou non.

Pourtant, puisque chacun d’entre nous a été conditionné par une société hautement spéciste, une culture mondiale qui est extrêmement préjudiciable à tous les animaux qui ne sont pas humains, la plupart des gens sont prêts à fermer les yeux sur la souffrance à laquelle ils contribuent quand ils en tirent eux-mêmes quelque avantage, que ce soit sous forme de nourriture, de possession, de fierté ou de divertissement.

Dans la société « civilisée » d’aujourd’hui, des centaines de milliards d’êtres sensibles sont utilisés au service des humains, comme des objets inanimés ou des esclaves humains, et leurs propriétaires sont légalement autorisés à les soumettre à de nombreuses formes de cruauté barbare au nom du profit, de la commodité ou du plaisir.

Pour une industrie qui considère les êtres sensibles comme des unités économiques, soit des machines rentables, la violence est un moyen incontournable d’extraire de leur corps des produits qui rapportent. Ce sont les consommateurs du monde entier qui créent la demande, même si la majorité d’entre eux n’auraient jamais rêvé de participer eux-mêmes à de telles violences.

De plus en plus de gens dénoncent les abus odieux qui se produisent dans le cadre des opérations quotidiennes des différentes branches de l’industrie animale : confinement intensif, insémination forcée, séparation de la mère et de l’enfant, abattage des nourrissons, castration, écornage, caudectomie, débecquage, mulesing, déchaussage, échaudage vivant, et bien plus.

Mais, même si le pire de ces abus était aboli, il serait encore immoral et inexcusable d’asservir, d’exploiter et de tuer des êtres sensibles, de les utiliser comme des ressources, comme s’ils étaient de simples objets inanimés plutôt que des individus doués de sentiments.

Le fait est que ces pratiques horribles n’existent que parce que les consommateurs exigent des œufs, du lait, de la viande, du cuir, du miel, de la laine, du duvet, de la fourrure et autres produits dérivés de l’exploitation animale. Nous pouvons mettre fin à cette misère en remplaçant simplement les produits de l’oppression et de la cruauté par des produits véganes.

Tant de souffrances dans le monde sont hors de notre contrôle. Cependant, la misère et la mort des animaux exploités et tués pour notre plaisir et notre convenance est une chose sur laquelle chaque individu a un contrôle total.

Devenir végane est la réponse logique à la réflexion selon laquelle personne, quelle que soit son espèce, ne devrait être utilisé uniquement pour le plaisir, le confort ou la convenance d’autrui.

Être végane, c’est la chance de devenir ce que nous serions si personne ne nous avait jamais enseigné qu’il est acceptable de tourner le dos aux droits et aux besoins de nos semblables, ou qu’il est acceptable d’ignorer leur douleur si elle mène à notre plaisir.

Vivre en tant que végane, c’est simplement vivre selon les principes que la plupart d’entre nous revendiquent déjà.