Environnement

On estime que chacun d’entre nous qui n’est pas végane est responsable de la mort violente de 356 animaux non humains chaque année, ainsi que du pillage de 1,5 millions de litres d’eau, 1 021m2 de forêt humide, et 6 600 kg de céréales et 3311kg de CO2.

Alors que de plus en plus de gens commencent à prendre conscience des préjugés et de l’injustice inhérents à l’esclavage et à l’abattage d’autres animaux, il est de plus en plus connu que l’agriculture animale, y compris ce que l’on appelle « l’élevage en liberté » et « biologique », est impliquée dans certains des pires crimes contre la planète. Alors que notre monde est à la veille d’un effondrement majeur dû à la rareté des ressources et aux conflits géopolitiques qui en découlent, il est devenu crucial que nous soyons confrontés à la nécessité d’un changement radical dans nos comportements. Des changements radicaux sont nécessaires, et ils doivent commencer par chacun d’entre nous.

Notre dépendance collective aux produits d’origine animale nous a poussés à créer des systèmes de production qui non seulement ne sont absolument pas durables à long terme, mais qui sont aussi immédiatement préjudiciables aux écosystèmes naturels, aux populations d’animaux vivant en liberté et à la survie des peuples autochtones.

Pour fournir de la viande, des produits laitiers et des œufs aux pays riches (sans parler du cuir, de la laine, de la fourrure et des plumes), nous avons détruit une grande partie des terres sauvages du monde, modifié les niveaux de gaz dans l’atmosphère et décimé de nombreuses populations animales vivant en liberté.

Alors que la population humaine ne cesse de croître et que l’industrialisation s’étend de plus en plus, elle entraîne avec elle les excès de l’agriculture animale et, par conséquent, nous courons actuellement le risque de faire s’effondrer les systèmes essentiels à la survie de la planète elle- même.

Même l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a confirmé que « la production animale est l’une des principales causes des problèmes environnementaux les plus urgents du monde — notamment le réchauffement planétaire, la dégradation des sols, la pollution de l’air et de l’eau, et la perte de biodiversité. »

Selon cette agence de l’ONU, l’élevage est le plus gros utilisateur de ressources en terres au monde. Ses estimations indiquent que les pâturages et les terres cultivées destinés à la production d’aliments pour animaux représentent près de 80 % des terres agricoles et que 14,5 % des émissions anthropiques de gaz à effet de serre proviennent directement de nos animaux d’élevage (plus importantes que tous les transports combinés). Comme l’a expliqué le New York Times en 2018, « Ces calculs d’émissions excluent les engrais utilisés pour produire de la nourriture pour le bétail, et ils n’examinent généralement pas de scénarios d’utilisation alternative, comme ce qui se passerait si l’on retirait les vaches des prairies et laissait les ruminants sauvages comme le bison et le cerf prendre le dessus. « L’agriculture animale requiert également d’énormes stocks d’eau et d’énergie, ainsi que des quantités toujours croissantes de soja, de maïs et d’autres céréales, entraînant la destruction de vastes étendues de forêts tropicales.

Selon l’Environmental Protection Agency, l’agriculture aux États-Unis — dont une grande partie répond à la demande de produits d’origine animale — contribue à près des trois quarts des problèmes de qualité de l’eau dans les rivières et ruisseaux du pays.

Devenir végane nous permet de sortir de ce système de production animale terriblement destructeur et de faire partie du mouvement grandissant vers un modèle infiniment plus durable, qui répondra aux besoins de notre population humaine croissante avec considération et respect pour l’interconnectivité de toute vie sur notre planète malade.

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