Animaux de compagnie

Comme dans tous les autres secteurs du commerce d’animaux, l’industrie des animaux de compagnie considère ces derniers comme des biens : produits, entreposés, transportés et vendus tels des objets inanimés. Les êtres vendus comme animaux de compagnie ont 70 % de chances d’être abandonnés moins de deux ans après avoir été achetés et, chaque année, des millions d’entre eux sont tués dans les refuges.

Même dans les rares cas où les éleveurs s’occupent adéquatement des parents et des bébés, c’est l’acheteur qui détermine si l’animal qu’il vient de se procurer sera bien traité ou s’il sera plutôt torturé, négligé ou tué. Bien que la plupart des refuges et des organismes d’adoption (ainsi que certains éleveurs) soient plus sélectifs dans le choix des foyers que le sont les animaleries, bon nombre d’animaux adoptés finiront négligés ou dans des conditions misérables.

Peu importe l’acheteur ou l’adoptant, les animaux de compagnie sont dans une situation où l’humain détient le contrôle (dans certains cas, un contrôle absolu) de chaque aspect de leur vie : quand et à quelle fréquence ils boivent, mangent, font de l’exercice, font leurs besoins; s’ils vivent à l’intérieur ou à l’extérieur; ou encore si leur environnement est propre, sale, sain ou propice aux maladies. En plus du fait que des millions d’animaux innocents sont tués chaque année dans les refuges, la réalité est que la « reproduction responsable » n’existe pas, peu importe à quel point les éleveurs se soucient du bien-être des animaux qu’ils contrôlent.

Des millions d’animaux sont mis en adoption chaque année. Si vous êtes en mesure d’offrir un foyer sécuritaire et adéquat à un animal non humain, peu importe l’espèce, la seule décision responsable est l’adoption. Pour chaque animal acheté, un autre animal meurt dans un refuge, seul et désorienté.

De plus en plus, les animaux élevés pour être des animaux de compagnie finissent par être euthanasiés, car la plupart des gens préfèrent avoir un « nouveau » chiot ou un « nouveau » chaton plutôt que de faire une place dans leur foyer et dans leur cœur à un être pour qui cette occasion ne représente rien de moins qu’une deuxième chance de vivre.

Morts dans les refuges

Selon différentes estimations, plus de quatre millions de chats et de chiens sont tués en refuge chaque année aux États-Unis. Ce chiffre, qui peut paraître abstrait, équivaut à plus de 280 chats et 180 chiens tués chaque heure, chaque jour. Pendant ce temps, à elles seules, les usines à chiots produisent entre deux et quatre millions de chiens annuellement.

Il est difficile d’obtenir des statistiques fiables à cet égard, en raison du manque d’exactitude des rapports sur le sujet. Il semble quasi impossible d’obtenir un portrait précis de la situation à l’échelle mondiale. Les données concernant diverses autres espèces qui meurent dans les refuges en plus des chats et des chiens, comme les hamsters, les gerbilles, les cochons d’Inde et les poissons, entre autres, sont également difficiles à trouver. Les lapins sont la troisième espèce la plus couramment achetée comme animal de compagnie. Sans surprise, il s’agit également de la troisième espèce la plus fréquemment abandonnée.

Ce que bien des gens ne réalisent pas au sujet des animaux en refuge, c’est que ceux-ci ne proviennent pas tous de familles qui ne peuvent plus s’en occuper. Bon nombre de ces animaux sont en fait des « stocks invendus » d’animaleries. En plus de ceux qui sont tués en refuge, une grande quantité de ces « surplus d’inventaire » meurent d’une autre façon : tués sur place ou retournés chez l’éleveur, selon diverses sources. Dans le cas des animaux provenant d’usines, cela signifie qu’ils seront tués par l’éleveur, utilisés pour la reproduction ou même vendus à des laboratoires de vivisection.

Animaleries

Tous les ans, des dizaines de milliers de bébés animaux sont vendus dans les animaleries, souvent après avoir été transportés sur des centaines de kilomètres, certains malades, mourants et après avoir été arrachés à leur mère alors qu’ils étaient encore bébés.

Dans les grandes animaleries, les jeunes animaux sont souvent placés dans des rangées de cages de petite dimension (1 pi × 1 pi), au fond grillagé, parfois avec un morceau de plancher qu’ils sont censés utiliser comme lit. Il arrive régulièrement que des magasins violent les règlements qui interdisent les sols en grillage dont les trous sont assez grands pour que les pattes des chiots et des chatons y passent, causant ainsi des blessures.

Les chatons, les lapins, les perruches, les perroquets, les chinchillas, les furets, les hamsters, les poissons et bien d’autres espèces sont confinés en grands nombres dans des cages ou des aquariums. Les gens qui les achètent ne reçoivent généralement que peu d’instructions sur la manière adéquate de s’occuper d’eux.

Des liens entre de grandes animaleries partout aux États-Unis et des usines à chiots et à chatons – des producteurs d’animaux où ceux-ci sont utilisés comme des machines à reproduction – ont été révélés par des enquêtes. Des usines à lapins, à oiseaux, à rats, à hamsters et à cochons d’Inde existent également.

Les usines à reproduction sont aux animaux de compagnie ce que l’agriculture industrielle est aux animaux de ferme : des conditions de vie infernales et inhumaines, de la douleur physique et psychologique, de la négligence et de la privation. Bien qu’il soit difficile d’obtenir des chiffres précis en ce qui a trait à la production de masse d’autres espèces, on estime qu’il y a environ 10 000 usines à chiots aux États-Unis (établissements autorisés et non autorisés).

Comme c’est généralement le cas dans les situations où les animaux sont utilisés dans un but lucratif, les lois en place leur offrent peu de protection. Les infractions en matière de bien-être sont donc chose courante dans ces installations, et malgré une sensibilisation accrue du public à cet égard, des enquêtes continuent de mettre au jour des conditions horribles, et les inspecteurs de la USDA continuent de fermer les yeux sur les infractions.

En avril 2019, des mois après l’entrée en vigueur de l’interdiction des usines à chiots en Californie, des enquêtes secrètes ont révélé que des animaleries vendaient encore des chiots provenant d’usines s’affichant comme des refuges pour camoufler la véritable nature de leurs activités.

Rongeurs

Les animaleries s’approvisionnent en rongeurs chez des éleveurs industriels, où souris, rats, hamsters et cochons d’Inde vivent dans des conditions inhumaines et cruelles qui ne reflètent en rien leur environnement naturel.
Les zones utilisées pour la reproduction sont souvent extrêmement surpeuplées, favorisant ainsi la propagation rapide de maladies et d’infections chez les rongeurs. Ces derniers sont donc nombreux à souffrir d’infections bactériennes cutanées, de parasites et d’infections respiratoires chroniques.

Comme les ventes de rongeurs ne représentent souvent qu’une infime partie des revenus des animaleries, ces animaux ne constituent pas une priorité pour les propriétaires de magasin. Ils vivent donc dans des conditions insalubres, reçoivent de la nourriture de mauvaise qualité et sont atteints de diverses maladies et infections chroniques. Les rongeurs achetés en animalerie meurent fréquemment peu de temps après l’achat.

Bien des gens pensent que les petits mammifères comme les rongeurs nécessitent peu d’attention et qu’ils sont donc parfaits pour les enfants, les personnes ayant peu d’expérience avec les animaux et même les salles de classe.

En fait, pour être en santé et heureux, les rongeurs ont besoin d’interactions constantes et régulières avec d’autres membres de leur propre espèce ainsi que de suffisamment d’espace pour se déplacer. De plus, les rongeurs sont presque tous des animaux nocturnes et dorment donc durant la journée. Dans les foyers bruyants, ils sont incapables de suivre leur rythme naturel et de dormir le jour, ce qui a des conséquences sur leur santé. Dans certains cas, ils ne peuvent pas dormir pendant plusieurs journées consécutives, ce qui peut déclencher divers comportements névrosés.

Les dents des rongeurs sont en constante croissance. Les rongeurs doivent donc avoir accès à une variété d’objets à ronger pour user leurs dents à mesure qu’elles poussent, sans quoi ils peuvent développer une inclusion dentaire, qui peut à son tour causer une infection douloureuse et potentiellement mortelle. La plupart des « propriétaires » de rongeurs ne remarquent pas ces signes ou les ignorent, et laissent l’animal souffrir.

De plus, les rongeurs sont particulièrement susceptibles de développer des infections des voies respiratoires supérieures, des affections exceptionnellement douloureuses qui nécessitent des soins vétérinaires immédiats. Étant donné leur taille, les rongeurs doivent souvent être soignés par des vétérinaires spécialisés en petits animaux. Le coût de ces soins fait souvent en sorte que les propriétaires choisissent de ne pas consulter, ce qui peut mener à des souffrances prolongées et à une mort précoce.

Reptiles

De nombreux reptiles couramment vendus en tant qu’animaux de compagnie, comme les geckos et les iguanes, sont élevés en captivité avant d’être achetés par les animaleries. Dans les établissements de reproduction, ils sont gardés dans des conditions inhumaines, dans des cages trop petites et surpeuplées, ce qui favorise la propagation de maladies. Pour compliquer la situation, la transmission d’agents pathogènes se fait plus facilement chez les reptiles que chez d’autres espèces.

Certains reptiles sont capturés à l’état sauvage et importés illégalement. En plus d’avoir des conséquences psychologiques, ces activités ont des répercussions importantes sur les populations sauvages de reptiles qui s’en trouvent décimées. Le transport des reptiles est également extrêmement néfaste pour leur santé et leur système immunitaire, puisque la température et le niveau d’humidité fluctuent énormément durant ce déplacement incroyablement stressant.

Les reptiles doivent également être gardés dans des conditions très particulières. Puisque ce sont des animaux ectothermes, ils doivent obtenir suffisamment de chaleur et d’énergie de leur environnement pour survivre. Les lampes à infrarouge et à chaleur ne peuvent remplacer la lumière naturelle du soleil et, sans celle-ci, les reptiles deviennent apathiques et développent des maladies. De plus, les lampes à chaleur suspendues et les pierres chauffantes peuvent entraîner une chaleur excessive et empêcher les reptiles d’avoir accès à la température idéale qu’ils trouveraient dans la nature. Ainsi, la captivité les rend léthargiques, déprimés et affaiblis.

Ces symptômes, ainsi que l’alimentation et les conditions inadéquates fournies en animalerie, causent souvent un changement de couleur chez les reptiles. Par conséquent, ils sont ignorés par les acheteurs potentiels qui cherchent un animal exotique aux couleurs éclatantes, et sont éventuellement abandonnés à l’extérieur, dans un habitat auquel ils ne sont pas du tout adaptés. Ils finissent par mourir de faim ou d’exposition aux éléments, ou être mangés par des prédateurs.

Oiseaux

À l’échelle mondiale, le commerce d’oiseaux génère des profits s’élevant à un milliard de dollars, et malgré un nombre croissant d’oiseaux captifs abandonnés, on constate une augmentation de la reproduction d’oiseaux par des éleveurs. Parallèlement, le nombre de cas d’abus et de négligence est en hausse. Les perroquets, dont l’espérance de vie naturelle se situe entre 25 et 90 ans, meurent souvent après seulement 5 ans en captivité, des suites de mauvais traitements ou de négligence.

Tous les oiseaux en cage sont soit capturés en nature, soit élevés en captivité. Si un oiseau élevé en captivité n’est pas vendu après huit à dix semaines, il est généralement gardé pour la reproduction. Il demeurera enfermé dans une petite cage et sera forcé à se reproduire pour le reste de ses jours.
La plupart des oiseaux en vente dans les animaleries sont élevés en captivité. Des espèces exotiques sont capturées dans leurs habitats naturels et importées illégalement dans des conditions déplorables. Seuls les oiseaux qui présentent un « attrait visuel » sont vendus comme animaux de compagnie, et la plupart meurent pendant le transport ou sont abandonnés.

La perruche ondulée est une espèce couramment vendue dans les grandes animaleries. Après les chats et les chiens, la perruche est le troisième animal de compagnie le plus populaire au monde. Sa vie dans une petite cage est incroyablement différente de celle qu’elle aurait dans son habitat naturel. Les perruches vivent généralement dans les grandes prairies et les terrains broussailleux de l’arrière-pays australien. Tout au long de l’année, ces oiseaux se déplacent en petits ou grands groupes dans les forêts côtières, entre autres environnements.

L’alimentation des perruches sauvages est donc variée et change selon la période de l’année. Au fil de leur migration, elles suivent les pluies et mangent des graines de spinifex, des herbes sauvages et du blé. Il est impossible de reproduire en captivité cette alimentation et cet environnement variés. Les oiseaux en cage souffrent donc souvent de malnutrition puisqu’ils n’ont pas accès aux nutriments naturels dont ils ont besoin pour survivre.
Bien des gens pensent que les oiseaux, surtout les perroquets et les perruches, sont de parfaits « premiers animaux », car ils vivent en cage. Malheureusement, une bonne partie de la population, y compris des citadins vivant en appartement et des personnes âgées, croit que les oiseaux en cage sont des compagnons idéaux.

Le fait de ne pas pouvoir voler entraîne des problèmes physiques et psychologiques; les oiseaux deviennent déprimés, anxieux et souvent névrosés. De plus, de nombreux oiseaux captifs souffrent d’une variété de problèmes de santé à cause de leur mode de vie, très différent de ce qu’il devrait être.
Dans la nature, les oiseaux sont grégaires et suivent des parcours migratoires. Ils dépendent de leur structure sociale complexe pour survivre, ayant recours à des comportements évolutifs développés pour les aider dans leur environnement. Ils se déplacent sur de grandes distances et des terrains variés, à l’image des tendances migratoires de leurs ancêtres. Le fait d’enfermer un oiseau en cage réprime ses instincts nomades et le prive des riches interactions qui sont une composante essentielle de son comportement naturel.

Des oiseaux comme le très populaire perroquet gris d’Afrique peuvent développer des problèmes comportementaux graves en captivité; ils peuvent notamment s’arracher des plumes de façon excessive. Ce comportement d’automutilation peut causer des dommages permanents et empêcher les plumes de repousser. La monotonie insupportable de la vie en cage peut mener certains oiseaux à crier.

Certains propriétaires décident éventuellement de simplement renoncer, et bien des oiseaux abandonnés ne retrouvent jamais de foyer. Ils finissent leur vie dans des refuges – dont la plupart débordent –, isolés et enfermés dans une cage. Un nombre inconnu d’oiseaux abandonnés sont simplement relâchés et laissés à eux-mêmes en pleine ville, face à des dangers contre lesquels ils n’ont jamais appris à se défendre.

Poissons

La plupart des poissons d’eau douce vendus en animalerie sont élevés dans de grandes installations, où ils sont placés dans des seaux en plastique. Les conditions dans ces établissements de pisciculture favorisent la propagation des maladies, ce qui peut causer une mortalité massive ainsi que des populations de poissons faibles et malades. Les poissons coincés dans les espaces restreints, incapables de nager et collés sur les autres poissons autour, sont désorientés et agités.

Il est pratiquement impossible de faire de la reproduction de poissons d’eau salée en captivité. Pour cette raison, quelque 90 % des poissons d’eau salée vendus en animalerie ont été capturés dans leur habitat naturel. Ces pratiques mènent plusieurs espèces au bord de l’extinction. De nombreux poissons meurent du choc subi après avoir été sortis de leur habitat et jetés dans un environnement auquel ils ne sont pas adaptés.

Les poissons captifs sont forcés à nager en rond dans le même contenant toute leur vie. Ils n’ont pas accès au régime alimentaire riche et varié qui devrait être le leur, et ne peuvent former les relations symbiotiques qu’ils établiraient autrement.

Dans la nature, les poissons ont des relations hautement intuitives entre eux ainsi qu’avec les plantes, les algues et les autres espèces marines. Certaines espèces sont migratrices et se déplacent sur des milliers de kilomètres, traversant lacs, rivières et océans pour se rendre dans les zones de reproduction. D’autres passent leur vie entière dans des secteurs limités, sur un seul récif suffisamment riche et diversifié pour combler tous leurs besoins.

Les poissons communiquent entre eux à l’aide de « clics », de « crics » et de « soupirs » qui voyagent dans l’eau. Ces sons servent à former des réseaux sociaux complexes auxquels les poissons se fient pour s’alimenter, trouver un partenaire et collaborer. Bon nombre d’entre eux établissent des partenariats mutuellement bénéfiques avec des membres de leur propre espèce ainsi qu’avec d’autres animaux marins. Le bruit des filtres et des pompes d’aquarium nuit à cette communication et rend les poissons frustrés, désorientés et déprimés.

Animaux à la mode

Les animaleries, les éleveurs et les usines à chiots contribuent activement à un problème important : les modes ou les tendances en matière d’animaux de compagnie. Ils font la promotion d’une race ou d’une espèce en particulier, puis en produisent et en vendent le plus possible avant l’arrivée de la prochaine tendance.

Des cochons miniatures aux chiens « tasse de thé » (teacup), ces tendances sont poussées par l’industrie lorsque celle-ci estime que le marché a besoin d’être stimulé. Il arrive fréquemment que des célébrités et des films contribuent à l’essor de ces tendances, faisant en sorte que les parents courent à l’animalerie à la demande de leur enfant chercher une tortue ou un tamia.

Dans une société où les petits animaux sont considérés comme des jouets plutôt que des êtres sensibles, il est facile d’imaginer que le dernier « produit » tendance se retrouve rapidement abandonné, aux côtés des millions de chiens, chats et autres animaux dans le couloir de la mort, même s’ils n’ont commis aucun crime à part celui de n’être plus à la mode.

Chiens de race

Comme la race à la mode change d’une année à l’autre, presque tous les chiens de race ont les mêmes problèmes fondamentaux. Les éleveurs utilisent souvent des techniques extrêmement sélectives, ce qui cause des problèmes de santé importants à long terme chez les chiens, notamment un système immunitaire compromis, une colonne vertébrale trop longue et des problèmes respiratoires. L’espérance de vie des chiens de race est souvent beaucoup plus courte que celle des chiens de races mixtes. Ils sont nombreux à nécessiter des soins vétérinaires et à souffrir de douleurs et d’inconfort toute leur vie.

Animaux nains

Cochons « tasse de thé » (teacup), chèvres et hérissons nains : ils sont adorables et mignons, mais sont affligés des mêmes problèmes génétiques que les chiens de race. De plus, il est impossible de leur fournir un environnement adéquat dans une maison, ce qui fait en sorte que bon nombre d’entre eux sont abandonnés ou meurent.

Poussins et lapins de Pâques

La plupart des poussins et des lapins de Pâques sont offerts en cadeau à des enfants qui n’ont aucune idée de la manière de s’en occuper et qui peuvent s’en désintéresser rapidement. Ces « cadeaux » finissent donc souvent par être négligés ou abandonnés. Certaines personnes décident aussi de teindre des poussins pour Pâques, les mettant ainsi à risque élevé d’empoisonnement.
Les lapins figurent parmi les animaux de compagnie les plus fréquemment abandonnés aux États-Unis, en partie parce qu’il n’est pas simple de s’en occuper. Ces animaux ont une tendance naturelle à creuser et nécessitent un environnement frais, tranquille et protégé – des conditions très difficiles à mettre en place à la maison.

Espèces exotiques

Les animaux exotiques font l’objet d’attention médiatique sur une base régulière, généralement après l’apparition d’une nouvelle tendance lancée par des célébrités. Certains d’entre eux, comme les reptiles, les poissons et les oiseaux, doivent avoir accès à de grands espaces et pouvoir interagir avec d’autres animaux pour survivre et s’épanouir. Presque toutes les espèces exotiques sont également le produit de pratiques de reproduction déplorables ou d’importation illégale. Dans les deux cas, la vie des animaux est marquée par la peur, la cruauté et l’inconfort, ainsi que par des environnements mal adaptés à leurs besoins uniques.

Teinture

Plusieurs teintures, même celles affichées comme « sécuritaires pour les animaux » sont faites à base de produits chimiques irritants pour la peau et les yeux. Les chiens ont parfois tendance à lécher le produit, tant durant l’application qu’après, ce qui peut entraîner une irritation de leur système digestif et même un empoisonnement. Après la teinture, certains animaux peuvent devenir déprimés; certains chiens refusent d’aller marcher, tandis que d’autres cessent de boire et de manger. La teinture masque l’odeur et l’apparence naturelles d’un individu, ce qui peut faire en sorte que d’autres animaux fassent preuve d’agressivité envers les animaux dont le pelage a été teint.

Le commerce d’animaux exotiques

Le commerce d’animaux exotiques arrive en troisième place des principales sources de revenus du crime organisé, derrière le trafic d’armes et la vente de drogues.

Des méthodes particulièrement cruelles sont utilisées pour capturer et transporter les animaux exotiques, ce qui mène au minimum à des problèmes de santé à long terme. Dans bien des cas, ces pratiques conduisent même à la mort de l’animal. Comme le commerce d’animaux exotiques capturés en nature est illégal, les trafiquants doivent trouver des moyens de transporter les êtres captifs sans être détectés. Ces animaux terrifiés se font attacher le bec ou couper les griffes, puis mettre dans des cages beaucoup trop petites. Ceux qui arrivent à destination sont souvent malades et blessés, et souffrent de stress post-traumatique, alors que d’autres meurent pendant le transport.

Ces êtres complexes sont hautement adaptés à leur environnement naturel. Ils dépendent de communautés complexes pour survivre, et nécessitent des conditions de vie bien précises. Les espèces originaires des forêts tropicales et des jungles, par exemple, ont besoin de beaucoup d’espace densément rempli pour leur procurer un endroit où se cacher. La température et l’humidité élevée sont aussi essentielles. Les espèces qui vivent normalement en milieu désertique, quant à elles, nécessitent du sable pour creuser, ainsi qu’une source constante de chaleur et de lumière. Il est tout simplement impossible de reproduire ces environnements de manière adéquate dans une maison ou dans n’importe quel contexte de captivité.

La capture d’animaux exotiques pour le commerce d’animaux de compagnie pousse certaines espèces au bord de l’extinction. Des populations sont décimées presque exclusivement par le trafic d’animaux, notamment chez la tortue rayonnée de Madagascar et le perroquet gris d’Afrique.

Le trafic international d’animaux exotiques contribue également à la propagation de maladies qui touchent les espèces indigènes, les humains et les animaux de ferme. Dans les années 1970, une éclosion de la maladie de Newcastle a tué près de 12 millions d’oiseaux aux États-Unis. Il a éventuellement été déterminé que des perroquets importés illégalement d’Amérique du Sud étaient la source de l’épidémie.

WP Feedback

Dive straight into the feedback!
Login below and you can start commenting using your own user instantly