Les produits laitiers biologiques

Quel est le problème avec le lait biologique?

La production laitière, à n’importe quelle échelle, doit « récolter » suffisamment de lait de chaque vache (ou de chèvre, de brebis) afin de faire du profit ou, du moins, d’arriver à un seuil de rentabilité. Pour que les femelles continuent de produire du lait de façon rentable, elles sont forcées à la gestation une fois par année. Toujours dans le but de rendre chaque femelle plus rentable, toute compétition avec leur bébé affamé doit être éliminée. C’est pourquoi les bébés sont enlevés de leurs mères impuissantes, peu de temps après leur naissance. Ces derniers seront élevés en isolement (les femelles qui deviendront des vaches laitières à leur tour) ou seront envoyés à l’abattoir (les mâles ou les femelles excédentaires). Si toutes les vaches (ou chèvres, ou brebis) sur les fermes laitières pouvaient garder leurs bébés, non seulement leur production de lait ne générerait aucun profit, mais leur population doublerait chaque année. En prenant en considération que la moitié de cette nouvelle population serait des mâles (qui sont inutiles pour les producteurs laitiers puisqu’ils ne donnent pas de lait), les garder en vie garantirait la faillite. Voyez comment notre consommation de lait affecte la vie de millions de mères captives et de leurs bébés, et demandez-vous pourquoi nous nous accrochons à la croyance que quelque chose d’aussi futile que notre goût est plus important que leur vie.

LA MÈRE

« Notre » lait | Sa souffrance

Toutes les femelles utilisées pour le lait sont séparées de leur bébé peu de temps après la naissance.

Certaines essaient de repousser l’agresseur, certaines essaient de protéger leur bébé avec leur propre corps, certaines pourchassent désespérément le camion qui transporte le bébé, certaines pleurent désespérément, certaines s’isolent dans un désespoir silencieux. D’autres suivent leur gardien avec confiance pour revenir dans une stalle vide.

Toutes vont implorer leur bébé dans un langage qui n’a nul besoin de traduction :

Elles vont mugir, pleurer, gémir. Certaines continuent d’appeler leur bébé pendant des jours et des nuits sans s’arrêter. Certaines arrêtent de boire et de manger. Certaines cherchent fébrilement sans abandonner et retournent, encore et encore, dans la stalle, vide. Certaines se retirent dans un deuil silencieux. Elles se souviennent toutes, jusqu’à leur dernier souffle, du visage, de l’odeur, de la voix, de la démarche de chacun de leurs petits, qu’elles ont portés pendant 9 mois et qu’elles ont mis au monde avec difficulté, qu’elles ont nettoyés, aimés et qu’elles n’ont jamais pu connaître, élever, protéger et regarder vivre.

Après 4 à 6 cycles d’inséminations forcées, d’accouchements difficiles, de perte violente d’un enfant, de deuil, de (sur)production de lait, en plus de subir la pratique perverse et contre nature de se faire voler le lait maternel par des humains adultes, leurs corps se brisent, leur moral s’effondre, leur production de lait diminue et elles sont considérées comme « hors d’usage ».

À l’âge où, dans la nature, elle deviendrait adulte, la vie d’une vache laitière est terminée. Dès que sa production de lait diminue, elle est transportée, avec ses comparses « hors d’usage », vers l’abattoir.

À cause du stress écrasant des grossesses annuelles, des deuils inévitables, de la lactation excessive et de la traite presque constante, la plupart de ces jeunes femelles arrivent à l’encan, affaiblies, épuisées et souffrant souvent d’une ou de plusieurs maladies qui affectent communément les troupeaux de vaches laitières tels que mastites, impotence, infections bactériennes, conjonctivites, etc.

Confinées dans les enclos d’encans, éreintées, désorientées, souvent souffrantes, entourées de bruits et d’odeurs de peur et de détresse, menacées par des forces qu’elles ne peuvent comprendre, ni combattre, ni fuir, elles attendent le dernier chapitre de leur triste vie : la terreur prolongée du transport vers une mort horrible.

Beaucoup de ses vaches, chèvres et brebis épuisées sont enceintes. La plupart produisent encore du lait pour les bébés qu’elles n’ont jamais pu nourrir. Toutes sont de jeunes adultes. Tandis qu’elles sont poussées vers leur mort, du lait tombe sur le plancher de l’abattoir.

Qu’il s’agisse d’exploitation artisanale, de fermes familiales, biologiques, « certifiées humaines » ou de « fermes industrielles », TOUTES les vaches, les chèvres et les brebis exploitées pour leur lait sont forcées à subir cette fin brutale et prématurée quand elles sont considérées comme « hors d’usage » (c’est-à-dire plus assez profitable pour avoir le droit de vivre).

Biologique ou non, le lait provient d’une jeune mère endeuillée.

L’ENFANT

« NOS » PRODUITS LAITIERS | Son désespoir

Chaque année, des millions de nouveau-nés sont tués pour le lait de leur mère
Tous les bébés nés des femelles exploitées pour leur lait sont séparés de leur mère peu de temps après leur naissance afin que les humains puissent boire du lait. Ils ont à peine quelques jours, le cordon ombilical encore attaché, leur poil encore collant des liquides de l’accouchement, leurs jambes sont chancelantes et leur vision est floue. Ils sont sans défense et ils sont effrayés. Ils pleurent désespérément pour appeler leur mère. Ils la réclament dans un langage qui n’a nul besoin de traduction ni d’interprétation.

Ayant accompli leur unique « raison d’être », soit déclencher la lactation de leur mère pour que les humains puissent satisfaire leur étrange appétit pour le lait d’un animal d’une autre espèce, les veaux deviennent alors inutiles pour les producteurs de lait. Considérés comme des « déchets », les mâles, ne produisant pas de lait, ainsi que les femelles en trop, sont tués peu de temps après leur naissance, soit de 4 à 6 mois plus tard, isolés de leur mère. Les femelles exploitées pour le lait seront aussi élevées loin de leur mère pour ensuite les remplacer dans la ligne de production.

Orphelin dès la naissance, leur seule expérience d’amour maternel sera celle du deuil, et leur seule expérience de connexion émotionnelle sera celle de son absence. Rapidement, les souvenirs du visage, de la voix et de l’odeur de leur mère s’effaceront, mais le besoin irrépressible et douloureux de sentir sa chaleur et sa présence restera.

À quatre mois, les veaux sont mis dans des camions et transportés à l’abattoir. Alors qu’ils sont trainés sur le plancher d’abattage, ils cherchent encore leur mère et ils ont désespérément besoin de sa présence réconfortante, surtout pendant cette période sombre où ils sont apeurés et ont plus que jamais besoin de protection, entourés de sons et d’images terribles, et d’odeur de mort. À la recherche du moindre soupçon de réconfort et de protection, la plupart vont essayer de téter les doigts de leurs bourreaux.

Biologique ou non, toute production laitière est destinée à séparer mère et enfant.

LA VIE NIÉE

NOTRE PRIVILÈGE | Leur prison

Après des générations d’élevage sélectif, les animaux vivent leur vie emprisonnés dans un corps manipulé génétiquement. Leurs mutations ont été créées afin d’augmenter le profit des producteurs, tandis qu’elles causent de grandes souffrances physiques et psychologiques aux animaux. Leur cœur est défaillant, leurs os cassent sous le poids morbide qu’ils ont été conçus pour prendre à une vitesse anormalement rapide et leur organisme est ravagé par la surproduction forcée de bébés, d’œufs ou de lait.

Isolés du monde naturel auquel ils ont appartenu pendant des millénaires, les animaux d’élevages sont forcés à vivre leur courte vie dans des environnements physique et psychologique sévèrement dégradés et très éloignés des écosystèmes et cultures desquels ils sont issus.
Séparés des structures sociales complexes qui régissaient et guidaient autrefois leurs communautés libres, et confinés, sans possibilité d’évasion, à un monde humain où ils n’ont aucune place dans le présent, aucun lien avec le passé et aucune possibilité d’avenir, les animaux domestiqués n’ont aucun pouvoir sur les aspects les plus importants de leur vie.

Les humains décident :
• où ils vivront;
• s’ils connaitront leur mère;
• si, et combien de temps, ils allaiteront leurs bébés;
• si, et quand, on leur permettra d’être avec leur famille et leurs amis;
• où, et quand, on leur permettra de socialiser avec des membres de leur propre espèce;
• si, quand et comment ils se reproduiront;
• ce qu’ils mangeront, quand ils le feront et en quelle quantité;
• combien d’espace ils auront pour vivre, voire aucun;
• si, et dans quelle mesure, ils seront autorisés à se déplacer;
• quelles mutilations ils seront forcés à endurer;
• quels soins vétérinaires ils recevront, s’ils en reçoivent;
• quand, où et comment ils mourront.

Qu’ils soient bien traités ou non durant leur courte vie, les animaux domestiqués sont condamnés à une vie d’esclavage, qui, pour la plupart d’entre eux, se terminera de façon prématurée et violente.

Header image, The Mother, and The Life Denied: Jo-Anne McArthur
The Child: Unparalleled Suffering
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